
Stress au travail : 5 signes qu'il est temps d'en parler

Marion Tomasini
Psychopraticienne · Bouray-sur-Juine
5 signes que le travail pèse plus que d'habitude
Le dimanche soir, une boule se forme dans le ventre. Le lundi matin, la journée semble déjà trop longue. Vous continuez à « tenir », sans oser dire à quel point cela vous coûte.
Cette situation, je la rencontre souvent dans mon cabinet. Beaucoup de salariés se reconnaissent dans ce qui suit, et se taisent par pudeur, par loyauté ou par peur d'être jugés.
Les signes que l'on retrouve le plus souvent
- Une fatigue qui ne passe pas. Même après un week-end ou des congés, l'énergie ne revient pas vraiment.
- Une irritabilité inhabituelle. Une remarque anodine d'un collègue ou d'un proche vous agace, et vous vous surprenez à réagir plus vivement qu'avant.
- Une difficulté à déconnecter. Le soir, votre esprit rejoue les réunions, les mails en attente, les dossiers du lendemain.
- Des signaux dans le corps. Nuque et épaules tendues, mâchoire serrée, sommeil agité, maux de ventre ou de tête : certaines personnes remarquent ces manifestations en période de forte pression.
- Un retrait progressif. Vous déclinez des invitations, vous perdez le goût de ce qui vous plaisait, ou vous vous sentez moins investi dans votre travail qu'auparavant.
Ressentir ces choses ne signifie pas que vous êtes fragile. Cela peut être le signe que vous avez porté beaucoup, trop longtemps.
Ce que ces signes ne disent pas
Cette liste est un repère, pas un outil d'évaluation. Je ne pose pas de diagnostic, et un ou plusieurs de ces signes ne suffisent pas à conclure quoi que ce soit sur votre état. Ils indiquent simplement qu'il peut être utile d'y prêter attention et d'en parler, à un proche, à votre médecin ou à un professionnel de l'accompagnement.
Un exercice de 3 minutes pour marquer la fin de la journée
Quand le travail déborde sur la soirée, un petit rituel peut aider certaines personnes à créer une frontière entre les deux. Voici un exercice simple, à essayer en rentrant chez vous ou en quittant votre poste.
Le sas de déconnexion
- Posez-vous assis, les deux pieds à plat sur le sol, les mains sur les cuisses. Fermez les yeux ou fixez un point devant vous.
- Repérez trois points d'appui : le contact des pieds au sol, du dos contre le dossier, des mains sur les cuisses. Prenez environ 30 secondes.
- Respirez lentement : inspirez par le nez pendant 4 secondes, puis expirez doucement par la bouche pendant 6 secondes. Répétez 6 fois, soit environ une minute.
- Nommez à voix basse ou dans votre tête trois choses qui restent en suspens pour demain. L'idée est de les poser, pas de les résoudre.
- Terminez par un geste de clôture : fermer l'ordinateur, éteindre une lampe, ou vous passer de l'eau sur les mains. Ce geste devient peu à peu un signal pour votre esprit.
Si votre esprit s'agite, ce n'est pas un échec. Revenez simplement au contact des pieds au sol, sans vous juger.
Quelques repères complémentaires
- Certaines personnes trouvent utile de couper les notifications professionnelles à une heure fixe.
- Marcher 10 minutes avant de rentrer peut contribuer à marquer la transition.
- Parler de sa journée à quelqu'un de confiance, sans chercher de solution, peut soulager.
Ces pistes n'ont pas vocation à remplacer un accompagnement. Elles peuvent simplement vous offrir un peu d'air en attendant d'aller plus loin.
Quand consulter ?
Vous n'avez pas besoin d'être au bord de l'épuisement pour pousser la porte d'un cabinet. Il peut être pertinent de consulter lorsque :
- la fatigue et l'irritabilité durent depuis plusieurs semaines et touchent votre vie personnelle ;
- vous ne parvenez plus à penser à autre chose qu'au travail, même le week-end ;
- votre sommeil, votre appétit ou votre humeur ont changé de façon notable ;
- vous avez le sentiment de ne plus vous reconnaître ;
- vous redoutez chaque matin d'aller travailler, sans savoir comment l'exprimer.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations, c'est déjà une bonne raison d'en parler.
Ce que je vous propose à Bouray-sur-Juine
Si vous ressentez des symptômes physiques persistants, un mal-être important ou des idées sombres, il est recommandé de consulter rapidement votre médecin traitant ou un professionnel de santé. En cas de détresse immédiate, vous pouvez appeler le 3114, numéro national de prévention du suicide, joignable 24 h/24.
En tant que psychopraticienne, je vous offre un espace d'écoute, sans jugement et à votre rythme. Nous prenons le temps de mettre des mots sur ce que vous vivez, de comprendre ce qui pèse et d'explorer ce qui peut vous soutenir. Je ne pose pas de diagnostic et je ne remplace pas un avis médical mais je peux vous accompagner en toute bienveillance et à votre rythme.
